Comment réduire les inconforts associés à la ménopause ?

 

Le traitement hormonal de la ménopause ou THML

Les traitements hormonaux de la ménopause ou THM consistent à compenser l'arrêt de sécrétion ovarienne survenant chez la femme ménopausée par l'association d'un œstrogène et d'un progestatif par voie générale.

Plus de 10 millions de femmes sont ménopausées en France, et un THM est prescrit à environ 2 millions d'entre elles . Aux Etats-Unis, entre 15 et 20 % des femmes ménopausées suivent un THM.

Si l'efficacité des THM sur les risques du climatère et en prévention de l'ostéoporose et des fractures a été largement démontrée depuis leur introduction, plusieurs études ont remis en cause leur innocuité.

D'après le rapport sur le THM rendu public par l'AFSSAPS en septembre 2005 et la «Mise au point sur le THM» établie par l'AFSSAPS en juin 2006, les risques encourus par les femmes suivant ce type de traitement sont loin d'être négligeables.


En effet, le traitement augmente le risque cardiovasculaire ainsi que la probabilité de développer certains cancers notamment de l'endomètre ou du sein. Enfin, la prise d'un THM favorise l'incontinence urinaire.
Parallèlement, il semble que les raisons principales pour lesquelles les femmes arrêtent un THM sont les suivantes :
- crainte du cancer (essentiellement du sein et de l'utérus) ;
- retour des menstruations ;
- manque d'informations sur les avantages et les inconvénients ;
- ne veulent pas prendre de médicaments ;
- syndrome prémenstruel ;
- prise de poids ;
- complexité du traitement.

Au vu des risques encourus et des autres freins évoqués, de nombreuses femmes se tournent aujourd'hui vers les médecines douces et notamment la phytothérapie.

 

L'utilisation de phytoestrogènes

Les progrès effectués en matière de recherche scientifique et notamment dans le domaine de la phytothérapie ont permis d'obtenir des résultats prometteurs. Les chercheurs ont ainsi pu identifier un certain nombre de plantes contenant des phytoestrogènes (à lien vers glossaire et susceptibles de pallier les différents troubles de la ménopause.
Ainsi, l'utilisation des phytoestrogènes de soja, de houblon, de trèfle rouge ou de graine de lin pourrait aider à réduire l'intensité des symptômes vasomoteurs observés par les femmes ménopausées, sans risque rapporté sur le cancer du sein. Concernant la réglisse ou la luzerne, malgré des preuves intéressantes in vitro ou in vivo, des études cliniques sur les symptômes associés à la ménopause restent à faire.

Le houblon Humulus lupulus L. fait partie de ces plantes possédant une activité œstrogénique. On en connaît aujourd'hui les composés actifs dont la structure a été étudiée et dont l'activité a été validée.